Une néo-banque néerlandaise entre en France

Une néo-banque néerlandaise entre en France

LES FAITS

  • La néo-banque d’origine néerlandaise Bunq fait ses premiers pas en France.
  • Une création de compte en 5 minutes : le parcours client sur mobile est très semblable à celui des autres néo-banques du territoire. Le client fournit quelques informations essentielles (nom, téléphone, e-mail), puis scanne une pièce d’identité et valide son identité par un selfie dynamique et un enregistrement vocal. Ses pièces sont validées dans la foulée par l’équipe de Bunq.
  • L’inscription gratuite donne accès à un compte bancaire et des virements. Cette dernière n’est pas promue par l’acteur qui, lors de l’inscription, bascule automatiquement le client sur un compte Premium, offert le premier mois.
  • Trois packages :
    • Premium (7,99 € / mois) : 3 cartes Mastercard, un compte joint, des retraits gratuits d’argent
    • Business (9,99 € / mois) : fonctionnalités premium + comptabilité en temps réel et options de gestion des notes de frais
    • Pack (19,99 € / mois) : fonctionnalités premium + possibilité de grouper les comptes (y compris business) de 3 personnes supplémentaires pour partager le coût de l’abonnement
  • Autres fonctionnalités proposées : possibilité de créer jusqu’à 25 comptes avec IBAN pour séparer les dépenses, retraits d’argent (gratuits jusqu’à 10/mois, puis 0,99 €/retrait quelle que soit la zone), transferts internationaux à bas coût avec TransferWise, épargne par arrondi, compatibilité avec Apple Pay, lien de paiement, etc.

ENJEUX

  • Tester le marché français : Bunq a été créée par son unique actionnaire en 2012 aux Pays-Bas, puis lancée en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Espagne. Son entrée sur le marché français fait figure de test et nécessitera sans doute des adaptations locales de son offre.
  • Un acteur original :
    • Bien qu’elle soit dotée d’une licence bancaire européenne depuis 2015, l’offre de Bunq se concentre uniquement sur le paiement.
    • Comme la majorité des acteurs nordiques, Bunq repose nativement sur le virement, qui est le seul moyen d’approvisionner le compte (par iDEAL, Sofort ou virement bancaire classique). D’où ce choix, plutôt surprenant en France, de lancer une offre de base sans carte, même si le client est automatiquement orienté vers l’offre premium intégrant ce moyen de paiement.
    • L’offre de lancement est plutôt foisonnante, reflétant le fait qu’il s’agit d’un acteur expérimenté malgré sa faible notoriété en France. Et le modèle économique repose d’emblée sur les fonctionnalités premium.

MISE EN PERSPECTIVE

  • Bunq arrive sur un marché saturé en acteurs « néo-bancaires ». La majorité des banques traditionnelles a lancé sa propre marque et les acteurs indépendants sont légion, a fortiori sur le segment du paiement. Des poids lourds se sont déjà imposés, comme Lydia.
  • Bunq pourrait cependant faire valoir son expérience en matière de paiement et profiter peut-être du démarrage du virement qui, à terme, pourrait devenir une alternative crédible à la carte de paiement dans certains secteurs. Au global, les dépôts enregistrés par la néo-banque ont connu une très forte croissance (800 %), passant de 13,7 M€ fin 2016 à 104,4 M€ fin 2017.

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