Paiement P2P : Facebook dévoile sa stratégie

Paiement P2P : Facebook dévoile sa stratégie

LES FAITS

  • Le géant du Web américain a choisi la capitale britannique comme siège mondial pour son activité de paiement sur WhatsApp, son application de messagerie.   
  • Objectif : déployer un système de paiement à l’échelle de tout le groupe.  
  • Testé depuis 2018 en Inde, le système devrait permettre aux utilisateurs de la messagerie instantanée WhatsApp de réaliser des paiements de la même manière qu’ils échangent déjà des messages et médias.
  • La messagerie privée, qui compte plus de 400 salariés, entend recruter plus de 100 employés supplémentaires, soit un quart de ses effectifs, pour arriver à ses fins. La plupart seront débauchés  à Londres et pour certains à Dublin, où se trouve le siège européen de Facebook.  
  • Ambitions :
  • Trouver à Londres des ingénieurs venant de nombreux pays, en particulier l’Inde.
  • Lancer officiellement le service de paiement dès 2019.
  • Etendre rapidement la solution à plusieurs autres pays.

ENJEUX

  • Un projet de fusion. Pour toucher simultanément ses plus de 2,7 milliards d’utilisateurs, le groupe américain travaille sur un chantier de fusion entre les messageries de WhatsApp, Facebook et Instagram. Baptisé Whatstabook, le projet permettrait entre autres de déployer le nouveau service de paiement à l’échelle du groupe.
  • Un relais de croissance potentiel. Le géant des médias sociaux souhaite diversifier ses revenus en dehors de la publicité, qui représente près de 98 % de ses revenus. Le mastodonte pénètre ainsi le marché en plein effervescence du paiement et y voit un réel relais de croissance.
  • Une Silicon Valley à Londres. Malgré les incertitudes du Brexit, la capitale britannique cherche à rester attractive pour les jeunes pousses technologiques mais aussi pour les géants de la Silicon Valley. A l'instar de Facebook, d’autres grands groupes tels qu’Apple, Google ou Snapchat ont aussi annoncé des investissements dans la capitale.

MISE EN PERSPECTIVE

  • Il y a un peu plus d’un mois, la firme de Menlo Park, annonçait le lancement de sa monnaie virtuelle disponible sur Facebook Messenger et WhatsApp. Aujourd’hui elle confirme une fois de plus sa volonté de s’imposer sur le marché du transfert d’argent et du paiement via messagerie.
  • Elle marche sur les pas de ses concurrents asiatiques, à l’image de la messagerie chinoise WeChat qui permet à ses détenteurs de transférer des fonds mais aussi d’utiliser leur mobile pour payer en point de vente. Avec près de trois milliards d’utilisateurs, le groupe américain pourrait rapidement imposer ses nouveaux services de paiement comme une référence.

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